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:: Journal intime d'un pensionnat pas comme les autres ::

 
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Leïla Vans

2e année
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Inscrit le: 07 Oct 2012 Messages: 1 400
Localisation: Si tu savais...
Emploi du personnage: Elève / Assistante à l'infirmerie
Féminin Scorpion (23oct-21nov) 羊 Chèvre
Orientation personnage: Hétéro
Date de naissance réelle: 25/10/1991

MessagePosté le: Mar 9 Déc - 15:13 (2014)     Répondre en citant


Journal intime d'un pensionnat pas comme les autres
Prologue

C'est un soir comme tous les autres au pensionnat de Sinuiji, en Corée du Nord. Tous les élèves internes à cette école, quelque soit leur âge, sont désormais cloîtrés dans leurs chambres respectives. Malgré la surveillance des membres du personnel dans les couloirs, le directeur sait pertinemment que certains parviennent à échapper à la vigilance de ses employés afin de rejoindre une autre personne pour une nuit mouvementée. Et ça, malgré moult efforts, il ne parvient pas à y remédier. Peut-être qu'en changeant la méthode d'approche...

Le bruit de ses pas est étouffé par la moquette légère qui orne son bureau de belle taille. N'arrivant pas à trouver le sommeil, le directeur se contente simplement de faire les cent pas dans toute la pièce, songeant à divers moyens pouvant être instaurés pour parvenir à ses fins. Comment faire... Rien ne lui vient à l'esprit, et pourtant il est considéré comme un homme intelligent. Ses jambes arrêtent de se mouvoir et il se retrouve debout au milieu de son bureau, les pieds légèrement écartés afin de conserver un équilibre parfait. Les sourcils légèrement froncés dû ses réflexions, son regard passe au travers de sa baie vitrée pour regarder au loin, une chose invisible aux yeux des autres. Il est partit ailleurs, cherchant une réponse à toutes les questions qui prennent une grande place dans sa tête. Les minutes passent et l'homme reste immobile. Son visage finit par se détendre et son corps par bouger. Il se dirige vers son bureau et ouvre un tiroir pour y attraper un trousseau de clés. Pas n'importe lesquelles, celles qui ouvrent toutes les portes de son domaine. Son autre main attrape son long manteau sombre qu'il enfile avant de sortir de la pièce.

Il marche à pas feutrés dans ce couloir de l'aile ouest, au dernier étage du bâtiment. A vrai dire, son bureau utilise facilement ¼ de l'étage à lui tout seul ! A son opposé se trouve l'escalier qui permet de descendre aux étages inférieurs. Il emprunte ce dernier jusqu'à atteindre le rez-de-chaussée. S'il tourne à gauche, il se retrouvera dans le hall d'entrée. Sauf que ce n'est pas là qu'il souhaite aller, alors il tourne à droite pour traverser ce couloir-ci. Les portes sont largement espacées, indiquant des pièces assez grandes derrière  ces battants clos. Sur chacun d'entre eux ont été placé des plaques, dont l'écriture gravée indique l'utilité du lieu. En premier, la salle informatique à proximité de l'escalier et donc facile d'accès pour les élèves. Puis vient l'infirmerie, assez grande pour y accueillir autour de 6 élèves pour les nuits en cas de nécessité. Le directeur continue sa route sans s'arrêter jusqu'à atteindre l'avant-dernière porte. Il s'arrête devant mais ne la regarde pas. En face de lui, tout au bout du couloir, un accès fermé pour accéder aux sous-sols. Mais ce n'est toujours pas sa destination, cette dernière se trouve juste à côté de lui. Un quart de tour vers la gauche et il fait face à son souhait : la bibliothèque. Sa main fouille dans l'une de ses poches pour en sortir le trousseau. Quand il a trouvé la clé correspondante, il ouvre l'accès, entre dans le lieu et referme à clé derrière lui pour ne pas être dérangé.

Cette salle est d'une splendeur... Aussi haute que large, elle contient un bon nombre d'ouvrage lisible par tous mais aussi conservés pour certains à l'abri des regards. Et ceux-ci l'intéressent particulièrement. Il se dirige donc vers le fond, passant derrière le comptoir où les quelques bibliothécaires sont installés pour leur travail. Un peu plus loin, un escalier peu rassurant descend sous terre dans ce qu'on appelle communément les archives. Un faible néon grésille lorsque ses doigts appuient sur l'interrupteur et, contrairement à ce que la pièce du dessus laisse penser, celle-ci est longue mais peu large. A faire rénover assurément ! Ses yeux parcourent un à un les reliures des ouvrages plus ou moins anciens, jusqu'à tomber sur un petit livre à l'air bien remplit. Rien d'écrit sur la couverture en cuir craquelé avec le temps passé. Un nouveau froncement de sourcils, cette fois-ci dû à la curiosité. Il ouvre délicatement le carnet et en feuillette les premières pages, ne lisant qu'en diagonale ce qui s'y dit.

-On dirait... un journal intime... Non, pas tout à fait, plutôt l'histoire du pensionnat perçu... par mon prédécesseur ?

Ses paroles, bien que murmurées, résonnent dans la pièce à la limite du lugubre, le faisant alors sursauter. Il s'est mit à parler à haute voix sans s'en rendre compte. Mais il a peut-être trouvé ce qu'il cherchait enfin. Sans vraiment regarder où il va, il remonte dans la bibliothèque accueillante et s'installe dans un petit canapé. Il est loin d'être aussi confortable que celui dans son bureau, mais ça fera davantage l'affaire que la chaise en bois des archives ! Il allume une petite lampe à proximité et ouvre la première page pour commencer sa lecture.



Partie 1

Mai 1974

Je dois avouer une chose, je n'ai jamais tenu de journal, que ce soit sur ma vie personnelle ou sur mon futur travail. Mais il paraît que c'est quelque chose d'important, qui permettra à mes successeurs de comprendre certaines choses. Je ne vois pas encore lesquelles, mais après tout, pourquoi pas. Alors par où commencer... peut-être me présenter ? Si je me mets à la place du lecteur, je me poserai des questions sur la personne qui se cache derrière ce « je ». Je vais donc débuter par ceci.

Je me nomme André Lepic, jeune homme âgé de trente années. Issu d'une famille plutôt aisée, j'ai eu le privilège et la chance de choisir ma profession future : directeur d'une grande école réputée. Malgré les réticences de mes parents, surtout de mon père qui souhaitait que je devienne un grand chef d'entreprise, je m'engage à 18 ans pour cinq longues années d'études supérieures. Mon diplôme en poche, je ne peux malheureusement débuter tout de suite mon rêve, car pour diriger une école, il faut avoir enseigné un certain nombre d'années auparavant. C'est donc ainsi qu'à 23 ans mon rôle d'enseignant commence. Je ne me suis pas cantonné à une seule école, bien au contraire. L'expérience est un grand atout pour mon projet qui peut paraître ambitieux aux yeux de certains. Mais je tiens à mettre toutes les chances de mon côté. Pendant cinq ans je me suis efforcé d'inculquer une bonne éducation aux enfants entre 6 et 18 ans, jusqu'à ce que l’État me remarque et me propose une place de... proviseur adjoint dans un grand lycée parisien. Cela fait maintenant deux longues années que je me trouve à ce poste. J'en étais heureux au départ, me sentant tout près du but, mais c'est sans compter sur l'entêtement du vieux proviseur pour rester à son poste, malgré son âge avancé et son manque d'efficacité. Il en existe un grand nombre de personne comme lui, si bien que les jeunes tels que moi-même sommes frustrés face à l'impossibilité de monter en grade. Mais au jour d'aujourd'hui, un grand changement se prépare pour mon avenir.

Je suis allé au rectorat il y a quelques jours encore pour une réunion et une feuille accrochée au mur a attiré mon attention. Il s'agissait d'une annonce pour un poste à la tête d'un pensionnat, dont la construction débutera cet été. Voyant d'autres yeux scruter également l'annonce, je ne tarde pas pour rentrer chez moi et rédiger une lettre prouvant ma motivation, accompagnée d'un CV relatant mes nombreuses expériences. Aucun doute là-dessus, j'ai toutes mes chances. J'attends désormais avec impatience une réponse, même si je sais pertinemment que cela prendra un certain temps. Mais je suis comme ça, je n'y peux rien.

Juin 1974

J'ai relu plusieurs fois la lettre, mais je ne me souviens pas avoir vu ce détail sur l'annonce. Corée du Nord... c'est une blague ?! D'abord heureux d'avoir été choisi, je passe au désarroi de voir qu'il s'agit d'un poste hors de nos frontières, alors que nous sommes en pleine guerre froide avec l'URSS. J'inspire et expire lentement pour me calmer et réfléchir à ma situation. Pesons le pour et le contre. Si j'accepte, je suis envoyé en Corée du Nord, près d'une ville appelée Sinuiji. Le pensionnat mettra peut-être un an ou deux pour être terminé et n'aura aucune réputation. Peu de français se trouvent là-bas également. Cependant, je pourrai gérer près de 500 étudiants allant de 16 à 24 ans, sans compter la totalité des employés sous mes ordres, et j'ai également la possibilité de modifier les plans de construction pour les faire à ma convenance. Rien ne me retient ici, ni femme, ni enfant. Maintenant, si je refuse, je risque d'être coincé à mon poste actuel et, même si la réputation de cette école est grande, je n'aurai pas la satisfaction que j'aurai en gérant ce pensionnat. Mon choix est donc fait. J'annonce à qui veut l'entendre mon choix, torse bombé, et quand des jaloux viennent se moquer de moi, je leur réponds simplement que je donnerai à ce lieu une telle réputation en ne partant de rien qui dépassera celles de la France métropolitaine. Et j'en serai très fier. C'est un défi que je relève avec plaisir.

Mon départ est passé presque inaperçu, aucune fête d'au revoir, juste une poignée de main avec le proviseur. Qu'importe. Je n'emporte avec moi que le nécessaire. Le reste est vendu. J'aurai de quoi vivre un moment sans travailler là-bas, le temps que mon nouveau lieu de travail soit fini. Tant mieux.

Août 1976

Deux ans. Deux longues années de construction. Et tout est enfin terminé, un pensionnat flambant neuf. J'ai longuement analysé les plans et n'ai fait que peu de modification. Juste un agrandissement de mon futur bureau. J'ai également appris un peu la langue coréenne, car malgré le fait que ce soit une zone française, 90% des habitants sont nord-coréens. Du moins, pour le moment. Car viendra un jour où ils devront céder leur place aux français. Je regretterai ces jeunes femmes asiatiques, elles sont toutes fort bien séduisantes. Il m'est arrivé une fois ou deux d'en inviter une chez moi et elles en sont reparties plutôt heureuses.

Pour en revenir à mon pensionnat, il est splendide : de nombreuses pièces pour l'enseignement et les dortoirs, un parc immense pour profiter du temps agréable. Nous avons tout à proximité, ce qui nous permet ainsi une certaine autonomie vis-à-vis de la métropole. Dans quelques jours, j'accueillerai la trentaine de jeunes hommes qui se sont inscrits ici. Tous des fils d'hommes d'affaires venus apprendre leur métier. C'est peu, mais c'est ainsi que commencent les choses. Mon équipe leur prodiguera un enseignement de qualité, ce qui poussera d'autres personnes à se joindre à nous. Si je les retrouve, je joindrai à ce carnet les copies des plans des bâtiments, ça peut toujours être utile.



Partie 2

Année scolaire 1982 / 1983

C'est une première. Cette année, nous accueillons une jeune demoiselle au sein de notre établissement, la sœur d'un pensionnaire. Bien entendu, il va de soit qu'elle ne partagera point la chambre d'une personne du sexe opposé. A cela rajoutons l'obligation d'instaurer une uniforme réglementaire. Même si, en France, cela a presque entièrement disparu, en Corée ce n'est pas le cas. Et je tiens particulièrement à inspirer le respect envers ces deux pays. De nombreux débats ont eu lieu cet été sur ce sujet et il en est ressortit que l'uniforme devait être différent des coréens afin de leur rappeler que même si nous suivons certaines coutumes et règles de leur pays, nous venons d'ailleurs et n'avons aucune obligation envers eux.

Année 1990

Ça y est... Tout est fini. La guerre froide qui opposait les puissances du monde est désormais terminée. Notre école est davantage en sécurité désormais et on peut sentir dans l'air ambiant le relâchement de la pression. Dans le même temps, la réputation de mon pensionnat grandit lentement, mais sûrement. La population locale se fait plus importante et, économiquement parlant, cela se ressent : de nombreuses boutiques ont ouvert leurs portes et de nouvelles infrastructures ont été érigé pour notre école. Il y a également un autre changement qui bouleverse nos habitudes. L’État français m'a plus ou moins ordonné de rendre les classes mixtes. Je rechigne à le faire car il va y avoir un gros manque de concentration en classe. A cet âge, les hormones des jeunes sont en ébullition... Je me vois donc dans l'obligation d'imposer une « tenue » correcte au sein de mon établissement pour éviter les débordements. Et malgré cet ajout, j'ai déjà surpris trois ou quatre couples en plein ébat dans un recoin sombre. Personne ne ternira tout le travail que j'ai fait jusqu'à présent !

Juin 1998

Il y a deux ans maintenant que le Président de la République de la Corée du Nord Kim il-Sung est mort. Un infarctus il me semble. Comme bon nombre de coréen, nous nous sommes recueillis pour le remercier de tout ce qu'il a fait, car c'est tout de même grâce à lui que nous sommes ici. Mais quelque chose me tracasse : le pensionnat est vide, et cela fait un moment que ça dure. Aucun élève, ni aucun enseignant ne souhaite plus travailler ici. Et je ne parviens pas à comprendre pourquoi... J'ai enquêté des mois durant et j'ai vite finis par comprendre qu'il s'agissait en réalité du règlement : aucune drogue, aucune cigarette, ni aucun rapport sexuel n'est autorisé dans l'établissement, règle que j'avais moi-même imposée lors de la venue des premières demoiselles. Les élèves sèchent les cours pour fumer ou avoir des rapports en dehors de l'établissement. Et mes enseignants en font de même, n'ayant aucun étudiant à qui enseigner... Peut-être quand changeant ceci... ?

Année scolaire 2002 / 2003

Voilà 4 ans que j'ai modifié le règlement. Depuis lors, de nombreux élèves rejoignent cet établissement, les notes ont augmenté et tout le monde s'investit davantage dans le travail. Il existe toujours des débordements bien entendu, mais je ferme les yeux là-dessus. Je me souviens encore des premiers temps après la modification du règlement : tranquillement assis dans mon bureau en train de lire des documents officiels, plusieurs jeunes filles sont venues me trouver dans leur tenue réglementaire. Je dois avouer qu'elles sont toutes plutôt mignonnes dans leur jupe courte... Les yeux larmoyants, elles me suppliaient de valoriser leur dossier et, avant même d'avoir dit ou fait quoi que ce soit, elles retiraient leurs vêtements et tentaient de me convaincre de bien des manières. D'abord choqué et en colère d'un tel comportement venant d'elles, j'ai vite fini par prendre goût à cette chaire ferme de la jeunesse, venant en solliciter moi-même lorsque j'en ressens le besoin. J'ai maintenant 60 ans, et je commence à comprendre pourquoi le vieux directeur, autrefois mon supérieur, ne souhaitait pas quitter son poste... Je souhaite y rester le plus longtemps possible.

Ah, j’oublie de parler de quelque chose d'assez important. L'année dernière, un incendie a été déclenché dans une salle de chimie. N'ayant pas assez d’argent pour financer les réparations, nous avons lancé une collecte de fond en vendant des gâteaux, des billets de loterie et j'en passe. Cela à plus que bien marché car les parents fortunés ont fait d'importants dons pour que leurs enfants puissent continuer à recevoir notre bonne éducation. On voit qu'ils ne savent pas ce qui se passe réellement à l'intérieur... Dans tous les cas, nous avons reçu tellement d'argent que nous avons pu rénover tous les bâtiments ! Ils sont désormais comme neuf. Si d'autres événements surviennent durant ma présence ici, je tâcherai de les noter, comme je l'ai toujours fait.



Épilogue

Le directeur observe un instant les plans coincés dans les dernières pages, puis referme précautionneusement le petit livre. Le reste des pages sont vierges. Il se lève de son siège et redescend déposer l'ouvrage là où il l'a trouvé. Puis, il remonte les escaliers et sort de la bibliothèque en refermant derrière lui. Tandis qu'il rejoint sa propre chambre, le nouveau directeur se met à songer à bien des choses. André a été forcé de céder sa place il y a peu. Il souhaitait y rester encore mais l’Éducation Nationale a eu vent de certaines rumeurs sur les mœurs de ce pensionnat. Ils espèrent donc le voir changer tout cela. Mais en a-t-il vraiment l'envie... ?






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MessagePosté le: Mar 9 Déc - 15:13 (2014)    


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